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lundi 13 décembre 2010

Deux jours à Boquete, mixte entre un village savoyard (pour le décor), la Mer du Nord (pour le bruit du vent pendant la nuit) et une maison de retraite US (pour sa population)!!!
On visite un peu mais on se met surtout à jour au niveau lessives, blog et barbe de 10 jours du Padre...
Une fois toutes ces petites choses faites et mine de rien,ça prend du temps, on se remet en route : direction  la Mer des Caraïbes et les Iles de Bocas del Toro.
Quelques kilomètres plus loin, psssssssssscccchhhhhhhhhhhhhht!!!!

On s'arrête!! Olivier tente  de prendre ou prend (les versions divergent) les choses en mains, ce qui veut dire qu'il constate qu'il n'y comprend rien et ne peut donc rien faire!!
Olivier perd son calme légendaire , il est comment dirais-je "énervé". Alors, je fais comme pour l'asticot quand il a peur ou qu'il est fâché..
"Tu es énervé: un peu, beaucoup?", je sens bien que c'était pas le moment mais je persiste " et ta colère, elle est de quelle couleur?".
Et là, le padre se lâche "rouge comme un buffle avec de la fumée qui sort de mes naseaux..."
Résultat des courses: demi-tour, au revoir les îles et retour au garage !!
Bref une journée de perdue pour un tuyau qui a un peu fondu ...
Apprentissage de la journée : tous les fils qui se trouvent  en dessous du capot servent à quelque chose.

La réparation terminée, nous reprenons la route vers la Mer des Caraïbes ; route montagneuse à souhait , une dizaine de cascades autant de rios, un superbe lac... le tout sous des pluies torrentielles , paraît que ça fait 6 jours qu'il n'arrête pas de pleuvoir par ici...

Vu le climat, on change d'avis et direction le Costa Rica!!!!

* Photo symbolique pour un de nos fidèles lecteurs : quand Bpost arrêtera ses réorganisations ,il y aura du travail pour lui au Panama

dimanche 12 décembre 2010

Un petit coucou aux copains de l'école ainsi qu'aux institutrices.

samedi 11 décembre 2010

Jusqu'à présent, l'ambiance au sein de notre pipingcar est des plus agréables; Les enfants sont exemplaires, pas trop de crise, beaucoup de questions, beaucoup de rire.
L'asticot fait de nouvelles acquisitions, il marche dans le sable, escalade les fauteuils pour monter dans notre lit, a plus de dextérité que jamais et nous éblouit par ses connaissances en espagnol (agua, por favor, gracias, camaron, hola, buenas, muchacho...). Aussi, la mer n'aura bientôt plus de secret pour lui.
La croquette est toujours souriante, a tout le temps faim (ça devient inquiétant, son appétit ne désemplit pas), fait des prouesses de concentration quand on fait la classe et adore sauter dans l'eau.
Niveau alimentation, c'est au-dessus de nos espérances, on trouve relativement facilement des grandes surfaces aux rayons diversifiés. Nous mangeons du poulet de manière quasi quotidienne.A quand le homard et les crustacés? (pour bientôt, on se rapproche doucement des caraïbes).
Les seules choses qui nous manquent sont la bonne pièce de boeuf et le pain de notre chère Belgique, ah oui et le fromage aussi.
Pour l'approvisionnement en eau, rien de compliqué, soit dans les stations services ou dans les bivouacs que nous trouvons.
L'électricité? Pas besoin, nous avons nos panneaux solaires
Les routes? Ça c'est autre chose, on se croirait en Belgique, mais en pire, si,si, c'est possible. Routes avec revêtements différents tous les trois mètres, trous énormes qui nous obligent à slalomer ou pas, et ça, ça fait mal aux fesses surtout à l'arrière.
Y'aurait pas un problème à notre suspension pneumatique??? Et c'est parti pour le parcours du combattant.:,trouver un mécanicien capable de nous aider. Je crois qu'Olivier a fait plus de garages en une journée qu'il n'en a fait dans sa vie. Pratiquement une journée de perdu mais pour un confort maximal.
Direction Boquete, dans les montagnes, proche du volcan Baru, pour une petite pause fraicheur.. Ici, on entend souffler le vent comme à la mer du Nord, sauf qu'il n'y pas la mer mais surtout pas de moustiques!

vendredi 10 décembre 2010

Après un bon plongeon dans l'eau claire jouxtant la cascade de San Francisco de la Montana, nous arnachons nos niños dans les sacs à dos pour une petite ascension vers l'Eglise. Dos courbés, nos quadriceps chauffent quand l'asticot dit: « aaaah, ça fait du bien une petite promenade, le matin! » Quel culot, monsieur n'a même pas mis le pied par terre!!!




C'est pas tout ça, faut qu'on se trouve une petite plage à squatter pour ce soir. Direction Las Lajas. Chateau de sable, roulades dans la mer « papa, nous les petites vagues, on s'en fout, même pas peur », c'est le monde à l'envers.

Et qui klaxonne dernière nous, nos petits français, et c'est reparti pour une magique soirée. Dure, dure la vie de voyageur.

Le lendemain? 7H , dans l'eau, à la recherche des coquillages enfouis dans le sable, notre chateau a bien tenu le coup. On ne se lasse pas de scruter l'horizon.


mercredi 8 décembre 2010

Après notre virée chez les indigènes, nous traçons pour à nouveau traverser Panama Ciudad et retrouver notre belle plage de Santa Clara. Au départ, nous ne pensions restér qu'une nuit mais la rencontre avec la famille Baleno (Mimi, Steph et Driss), des Français ayant débuté leur voyage il y a un an à Buenos Aires, nous a un peu scotché sur place. Nous passons deux belles soirées en leur compagnie, nous dissertons  sur la vie, les voyages et l'incontestable beauté du site,  ils nous content toutes leurs péripéties: le pare-choc fêlé, les ensablements,le Salar de Uyuni, le tremblement de terre au Chili, le frigo qui rend l'âme...  C'est sur nos poufs que nous passons le plus clair de notre temps pendant que les enfants jouent et apprivoisent la mer (eh oui, la mer, c'est beaucoup plus petit que l'océan), admirent les pêcheurs au travail . Un bateau échoué sur la plage, les pélicans à la surface de l'eau, les filets étalés sur le sable, et une multitude de poissons, les pêcheur nous en montrent de toutes parts: une raie manta, un poisson à épines, des corvina à volonté, un baracuda, ....)
Nous profitons de la caisse à outils de professionnels de nos nouveaux voisins pour percer  un petit trou dans la fenêtre de Yayou (le double vitrage rempli d'eau ressemblait à un aquarium et bien que cela nous servait un peu de niveau, la buée ne permettait pas à notre croquette de voir le paysage). Nous disons  aurevoir  aux Baleines tout en se promettant de se revoir pour le Nouvel An au Costa Rica et ......20 minutes après avoir quitté la plage, nous y revenons car  ces 20 minutes nous ont suffi
pour casser  la fenêtre de la salle de bains en faisant une marche-arrière ( Olivier ne savait pas que les palmiers pouvaient traverser sans prévenir ) et, à peine remis de nos émotions,  notre pare-choc avant  offrait son plus beau profil à un taximan un peu distrait. Résultat des courses:  système D panaméen pour réparer le pare-choc en quelques minutes et retour à la playa  pour réparation du pipingcar.
C'est là qu'entrent en action Steph, son bras  et sa trousse à outils:fibre de verre, glue, résine, ponçeuse, visseuse, et la dextérité del padre, Olivier.
Comme quoi de tels voyages développent de nouveaux talents.








Après une nuit de repos, le pipingcar ayant retrouvé toute sa jeunesse, nous passons par La Pintada, joli village de montagne où nous visitons une fabrique de cigares (Joyas de Panama) où, le proprio  super sympa et très acceuillant,  propose à Olivier de partager un cigare et lui en offre quelques uns) et terminons notre  journée à  San Francisco la Montana où nous sommes toujours autant impressionnés par l'hospitalité des Panaméens.  Les boulangers du village nous proposent leur jardin comme bivouac et nous invitent à leur table,  pain et chicheme ( boisson à base de cannelle, sucre de canne, lait, mais et clou de girofle, tout fait maison) au menu, visite de l'atelier, mise à disposition d'une douche et des toilettes. Nous sommes désarmés face à autant de gentillesse.

mardi 7 décembre 2010

super sympa les commentaires, ca nous fait plaisir de vous lire. Ici, c'est le top, nous sommes en plein rêve, chouettes rencontres, les enfants font un max de découvertes, cette vie là elle est faite pour nous.

samedi 4 décembre 2010

Difficile de quitter l'hôtel devant lequel nous avons passé la nuit, les enfants sortent tous leurs jeux, bravent la pluie pour une partie de rires avec Maria-Térésa et Anaë, les filles du propriétaire de l'hôtel. Encore une fois, nous avons été accueillis comme des rois.
 


Vamos a ver los wounaans, une tribu indigène retirée dans les terres.
Nous avons eu beaucoup de peine à laisser notre "casa rolante" pour une nuit face à un restaurant en bord de route mais la belle rencontre qui nous attend vaut tous les sacrifices.
L'aventure commence dès que nous montons dans  un 4x4 baché sans vitre ou presque (= le bus du village), seul le pare brise a résisté au temps et encore....
S'entassent à l'intérieur de ce 4 X 4  une vingtaine de personnes:l'asticot, la croquette et moi profitons du tout confort à l'avant tandis qu'Olivier jouit du all-in sous la bâche. Un peu comprimé par moments  voire totalement écrasé par les enfants, les femmes, les bébés et les sacs, seul un petit carré de lumière pour respirer. La route? Entre bananiers, cocotiers, caillasse, roche, rivière en pleine crue. Les 10 kilomètres qui nous séparent du village nous semblent en paraître 100.
Là, s'ouvre à nous un paysage de documentaire:le rio Savana face à nous, le courant emportant des décennies de traditions Wounaans, le sourire des enfants, les petites indigènes qui se lient d'amitié avec nos petits bipèdes. Une véritable vague les emporte, les pieds décollés du sol, en pleine lévitation, un sourire collé sur les lèvres . Une effervescence contagieuse.... Nous courrons tous entre les dichardis (maisons sur pilotis), croisant les femmes indigènes qui  portent  des paruma (paréo) aux couleurs éclatantes. 
 


   

 


En soirée, nous découvrons leur quotidien, leurs traditions, la chaquira (collier de perles), la jaua (peinture du corps)
L'asticot est ravi de manger dans une mate (noix de coco servant d'assiette) qu'il emportera comme  souvenir  de notre passage dans ces contrées.
Les yeux se ferment, nos rêves ne se dissocient pas de cette merveilleuse journée tant celle-ci semble irréelle.
 Le lendemain, pieds dans l'eau la corde au-dessus du poignet, un plomb entre les dents, le filet de pêche déployé, les camarones emprisonnés, nous domptons la nature, le rio, nos incompétences. Le temps s'arrête puis s'enchaîne à nouveau à tout va, la route et ses multiples nids de poule, la vibration des casseroles, le ronronnement du moteur. Où étions-nous déjà??




mercredi 1 décembre 2010

Réveil sous la pluie, les vêtements lavés hier ne sont toujours pas secs, grand nettoyage et direction supermercado. La chaîne du froid? Ici connait pas, on mange du poulet à tout va, garanti fresco. Les légumes? C'est chose rare. Par contre les fruits et les chips foisonnent.
On ne risque pas de mourir de faim car beaucoup de Panaméens subjugués par nos fripouilles nous offrent des biscuits, des chips,...
On fait de belles rencontres, des Chiliens voyageant depuis deux ans, des Colombiens travaillant 6 mois à Panama Ciudad. Les gens sont très ouverts et viennent vers nous la plupart du temps. La vie au grand air nous plait bien.
On décide de rester un peu plus longtemps, question de goûter le vent, de sentir les vagues, de se frotter aux noix de coco échouées sur la plage, de surprendre l'asticot s'amuser à courir et tomber dans le sable et la croquette, copiner avec les petits Panaméens
  




lundi 29 novembre 2010


29 novembre 2010

Notre première plage paradisiaque.... Face à l'océan,    aux palmiers, aux cabanas....
Pendant qu'Olivier se demande s'il va se faire du café ou pas ce soir, je m'étonne de ne penser à rien.
Pour l'asticot, l'océan est trop grand (il va falloir être rusé pour qu'il y mette à nouveau les pieds).
Grande news, il commence à dompter le sable: los primeros pasos sur la plage: excellent!!!
La croquette est une parfaite élève, a le même avis que Keo sur l'océan et s'inquiète comme tous les soirs d'une possible invasion des étoiles dans le pipingcar.
Bienvenidos al Paraiso.






dimanche 28 novembre 2010

28 novembre 2010

réveil sous la pluie, on enfile les k-way pour visiter le site de Portobelo, sa forteresse, son village empli d'histoire, la représentation du Cristo Negro. Avec toutes les anecdotes de Coco, hier, tout cet environnement prend un sens différent, on fait visiter le pipingcar à quelques enfants, échanges de mots, de sourires...



Dernière halte chez Michel et Coco pour un petit chocolat chaud bienvenu, achat d'un collier fabriqué maison avec des graines de palmier.
Maintenant qu’on en sait plus sur ce beau pays, on reprend la route, direction Panama Ciudad, puis Santa Clara côté Pacifique, là un havre de paix nous attend.


samedi 27 novembre 2010

samedi 27 novembre

6h30 réveil, aaaah qu'il est doux d'avoir des enfants dont le réveil coincide avec les premieres lueurs du jours, on vire les pijama, pour la tenue hebdomadaire, rester ici plus longtemp, non merci!s (trop de circulation, niveau sonore etourdissant) 7h00 école pour les enfants avec madame senora et monsieur senor dans le poste de pilotage!!!
objectif du jour atteindre Portobello et remplir le frigo, nous sommes à la recherche d'un super mercado.
Chose faite, on prend le large direction l'ocean atlantique, fôrêts tropicales à tout va, petites maisons aux couleurs de l'arcenciel face à la mer. Ca sent bon l'exotisme.
Partis à la recherche d'un couple français habitant Portobello, on tente notre chance. On trouve et la s'ouvre à nous une belle après-midi pleine d'anecdotes, de récits de voyage, de changement de cap. 

Le pipingcar dans une petite ruelle du village, les portes ouvertes, laissant là nos appréhensions, nos craintes de l'inconnu. Le début de notre viaje commence vraiment?

vendredi 26 novembre 2010

Vendredi 26 novembre 2010

Après une première nuit passée dans notre pipingcar devant notre nouvelle propriété privée de la Estancia (avec les autorisations de l'ensemble de la communauté), opération gaz!!!
Malgré ma volonté de m'approvisionner chez Tropigas (le Kauffman gaz panaméen), Samuel , notre chauffeur de taxi personnel me convainc de le suivre chez un Chinois pratiquant le « mercado negro » dans un quartier populaire de la Ciudad.
Arrivés sur place,la présence de Samuel ouvre des portes!!! Des portes que je n'aurais pas franchies si j'avais été sans lui!!!
Des portes qui s'ouvrent derrière les traditionnelles bouteilles d'alcools, les légumes et les boissons fraîches!
Des portes qui découvrent un trésor : couteaux à cran d'arrêt, gilets pare balles, panamas, selles de cheval, casquettes de police et ...bonbonnes de gaz!!
A ma grande surprise, nous sortons de là avec une bonbonne de gaz VIDE que nous irons échanger contre la modique somme de 5$ chez un autre Chinois.
Le montage du détendeur et de la bonbonne??? Un jeu d'enfant pour ....moi?
Non, pour Cesar, notre mécanicien privé.

Prêts pour le grand voyage, pour l'aventure avec un grand A!!!!!!!!!!!!

 Ecluses


Notre première journée d’aventures nous conduira  , sous le déluge, vers le Canal de Panama .

Nous profiterons d’une place au premier rang sur les Ecluses de Miraflores et sur le ballet incessant des énormes cargos de marchandises.
Aujourd'hui c'est plus de 40 navires qui traversent chaque jour le canal qui fonctionne 24h/24, 365 jours par ans .
L'organisation de fonctionnement fait que les petits bateaux passent la nuit et les navires de moyen et fort tonnage passent le jour, dans le sens Pacifique - Atlantique le matin et inverse l'après midi
Une troisième série d'écluses, bâties selon le principe du développement durable, permettra   aux énormes  portes-conteneurs de 10 000 boites  de passer.
Impressionnant et inoubliable!!!

 

 

Vu que la tombée de la nuit est proche , notre premier bivouac aura pour théâtre un  parking de la police de la route situé le long d'un axe très fréquenté.
Fin de première journée et recherche de notre premier bivouac !!
Vu que la tombée de la nuit est proche et que nous sommes trop éloignés de Portobelo, nous optons pour la petite ville de Chilibre et son parking de la police de la route situé le long d'un axe très fréquenté.
Malgré un premier contact « bizarre »,l'accueil des policiers locaux s'avère surprenant : mise à disposition de leurs toilettes et d'une douche.
Drôle de métier que celui de policier de la route au Panama: contrôles routiers aléatoires se terminant par des accolades amicales avec les potentielLES contrevenantEs.