nous sommes arrivés au Honduras (2h30 de douane)
Jour par jour, semaine par semaine ou pourquoi pas mois par mois suivez nos traces, nos news, nos coups de coeurs, nos humeurs.... La famille papillon on line!!!
mercredi 26 janvier 2011
mardi 25 janvier 2011
A quelques kilomètres de la frontière du Honduras, à Somoto nous nous faisons littéralement kidnapper par une famille de guides locaux autoproclamés.
Le pipingcar échoue dans le jardin et est envahi par la familia dans sa totalité.
Durant une journée et une nuit, nous vivons au rythme de cette famille formidable.
Nous faisons connaissance avec tous les enfants ( entre 19 et 35 ans) de la maison .
Après Henry, Nora, Raquel, Zulema,Yony, Maudiel,Olvin, Roybin, Elmer, Carmen,nous croisons Reyes et Maria, les chefs de cette petite tribu.
(Vous avez maintenant l'embarras du choix les filles :un petit Maudiel Bail ,un petit Roybin Baleno et une petite Zulema G...s,en souvenir de notre voyage)
Quand y en n'a plus, y en a encore: les voisins, les belles familles et le petit dernier de la lignée , Yovany ( 3 ans)
On nous présente tous les animaux de la maisonnée : les 4 chiens, le petit veau de 3 semaines, les 4 vaches dont une a un plâtre (patte cassée), le cochon (avec lequel ils feront du jambon) les poules, les poussins, 2 petits chatons, des dindonneaux et les canards et...j'oubliais el burro (l'âne) qui nous accompagnera le lendemain lors de la visite guidée du Canyon de Somoto.
Les présentations faites , avec nos airs "à ne pas vouloir déranger", nous sommes happés par nos hôtes qui racontent, font visiter, cuisinent, regardent la télé.
Impossible de rester une minute seuls, ici!!!!
La famille Soriano Rivas vit pratiquement en autharcie. Ils mangent ce qu'ils produisent. Les femmes dirigent la cuisine : fabrication de fromages (très bons),cuisson lente au feu de bois du riz, des pommes de terre, des camotes, confection de tortillas. Leur incombe également les allers et venues au puits , 50 mètres plus loin, armées d'un seau qu'elles transportent sur la tête ( il n'y a pas d'eau courante).
Les hommes se partagent les tâches plus ardues : la traite des vaches, la culture dans les champs , les visites du canyon; certains travaillent à la ville.
Tout ce petit monde fourmille, rit, semble ne jamais vouloir quitter la sûreté familiale.
J'apprends à cuisiner les camotes (fruit ressemblant aux pommes de terre ayant pratiquement le goût des pommes de terre en plus sucré, seuls les connaisseurs sauront apprécier... "muy rico" comme dirait Zulema.) et cela, en grandes quantités . Cuisiner pour douze, c'est une première pour moi!!
On m'initie à l'art de la tortilla , la confection du fromage et aux vertus cachées des frijoles.
Zulema et Raquel me font faire le tour du propriétaire . Quatre chambres pour loger tout ce petit monde !!
Je m'étonne de la répartition, la maman semble partager son lit avec ses deux filles ( 23 et 27 ans) et le pendant que le lit d'à côté accueille le papa et son petit-fils.
L'asticot s'étonne de voir sortir des poussins des armoires pendant que la croquette joue au ballon et lance des pierres.
El PAdre joue les orateurs et fascine son auditoire par notre vie d'Européens et puis, comme à son habitude, dérive sur le foot ( PS : Tranche et Pas peuvent être rassurés, ils s'y connaissent moins qu'eux et ils ne sont même pas au courant des dernières rumeurs de mercato).
J'apprends qu'ici une extraction dentaire coûte 6 $, qu'un soin en coûte 10 et que le fils aîné qui travaille en ville gagne 3 $ par jour.
Les temps sont durs mais l'accueil, l'hospitalité, la joie qui règne ici donnent envie de faire quelques hermanos (frères) à nos niños.
Le lendemain, nous troquons notre casquette de parent baudet avec un âne, un vrai!!!
C'est que notre marmaille se plaît bien sur les équidés, ce qui n'est pas pour nous déplaire . Nos lombaires les en remercient.
Direction le Canyon de Somoto, ce joyau de la terre connu du grand public depuis peu (environ 7 années) nous en met plein les yeux.
De majestueuses falaises ornées d'orchidées, des cactus tels des chandeliers sur les versants. De piscine naturelle en piscine naturelle, nous marchons, nous voguons (en barque) et pneumatisons (en bouée), là où le soleil ne peut s'inviter.
Dur d'annoncer notre départ, ils sont à deux doigts de nous donner les clés (s'il y en a) de leur maison , nous sommes priés de rester un jour, deux jours, un mois, deux mois,...toujours.
Il ne va pas falloir rater notre départ. Je m'occupe de divertir la famille pendant qu'El PAdre harnache les enfants et s'installe au volant , prêt à démarrer.
Trente minutes plus tard (c'est que ça prend du temps d'embrasser une vingtaine de personnes), nous sommes fin prêts .
Adios, suerte para todos y muchas gracias por la hospitalidad.
Le pipingcar échoue dans le jardin et est envahi par la familia dans sa totalité.
Durant une journée et une nuit, nous vivons au rythme de cette famille formidable.
Nous faisons connaissance avec tous les enfants ( entre 19 et 35 ans) de la maison .
Après Henry, Nora, Raquel, Zulema,Yony, Maudiel,Olvin, Roybin, Elmer, Carmen,nous croisons Reyes et Maria, les chefs de cette petite tribu.
(Vous avez maintenant l'embarras du choix les filles :un petit Maudiel Bail ,un petit Roybin Baleno et une petite Zulema G...s,en souvenir de notre voyage)
Quand y en n'a plus, y en a encore: les voisins, les belles familles et le petit dernier de la lignée , Yovany ( 3 ans)
On nous présente tous les animaux de la maisonnée : les 4 chiens, le petit veau de 3 semaines, les 4 vaches dont une a un plâtre (patte cassée), le cochon (avec lequel ils feront du jambon) les poules, les poussins, 2 petits chatons, des dindonneaux et les canards et...j'oubliais el burro (l'âne) qui nous accompagnera le lendemain lors de la visite guidée du Canyon de Somoto.
Les présentations faites , avec nos airs "à ne pas vouloir déranger", nous sommes happés par nos hôtes qui racontent, font visiter, cuisinent, regardent la télé.
Impossible de rester une minute seuls, ici!!!!
La famille Soriano Rivas vit pratiquement en autharcie. Ils mangent ce qu'ils produisent. Les femmes dirigent la cuisine : fabrication de fromages (très bons),cuisson lente au feu de bois du riz, des pommes de terre, des camotes, confection de tortillas. Leur incombe également les allers et venues au puits , 50 mètres plus loin, armées d'un seau qu'elles transportent sur la tête ( il n'y a pas d'eau courante).
Tout ce petit monde fourmille, rit, semble ne jamais vouloir quitter la sûreté familiale.
J'apprends à cuisiner les camotes (fruit ressemblant aux pommes de terre ayant pratiquement le goût des pommes de terre en plus sucré, seuls les connaisseurs sauront apprécier... "muy rico" comme dirait Zulema.) et cela, en grandes quantités . Cuisiner pour douze, c'est une première pour moi!!
On m'initie à l'art de la tortilla , la confection du fromage et aux vertus cachées des frijoles.
Zulema et Raquel me font faire le tour du propriétaire . Quatre chambres pour loger tout ce petit monde !!
Je m'étonne de la répartition, la maman semble partager son lit avec ses deux filles ( 23 et 27 ans) et le pendant que le lit d'à côté accueille le papa et son petit-fils.
L'asticot s'étonne de voir sortir des poussins des armoires pendant que la croquette joue au ballon et lance des pierres.
El PAdre joue les orateurs et fascine son auditoire par notre vie d'Européens et puis, comme à son habitude, dérive sur le foot ( PS : Tranche et Pas peuvent être rassurés, ils s'y connaissent moins qu'eux et ils ne sont même pas au courant des dernières rumeurs de mercato).
J'apprends qu'ici une extraction dentaire coûte 6 $, qu'un soin en coûte 10 et que le fils aîné qui travaille en ville gagne 3 $ par jour.
Les temps sont durs mais l'accueil, l'hospitalité, la joie qui règne ici donnent envie de faire quelques hermanos (frères) à nos niños.
Le lendemain, nous troquons notre casquette de parent baudet avec un âne, un vrai!!!
C'est que notre marmaille se plaît bien sur les équidés, ce qui n'est pas pour nous déplaire . Nos lombaires les en remercient.
Direction le Canyon de Somoto, ce joyau de la terre connu du grand public depuis peu (environ 7 années) nous en met plein les yeux.
De majestueuses falaises ornées d'orchidées, des cactus tels des chandeliers sur les versants. De piscine naturelle en piscine naturelle, nous marchons, nous voguons (en barque) et pneumatisons (en bouée), là où le soleil ne peut s'inviter.
Dur d'annoncer notre départ, ils sont à deux doigts de nous donner les clés (s'il y en a) de leur maison , nous sommes priés de rester un jour, deux jours, un mois, deux mois,...toujours.
Il ne va pas falloir rater notre départ. Je m'occupe de divertir la famille pendant qu'El PAdre harnache les enfants et s'installe au volant , prêt à démarrer.
Trente minutes plus tard (c'est que ça prend du temps d'embrasser une vingtaine de personnes), nous sommes fin prêts .
Adios, suerte para todos y muchas gracias por la hospitalidad.
lundi 24 janvier 2011
Trois jours passés hors du temps, comme si nous avions fait un bond de 60 ans en arrière et cela, en deux heures de temps.
Une piste de 25 km, quelques kilos de poussière dans le pipingcar et nous prenons de plein fouet la quiétude del campo (de la campagne).
Ici, c'est l'huile de coude : lever à l'aurore, respirer et vivre la terre.
La communauté de Miraflor, 2000 âmes menant une vie rude, sans électricité et sans eau courante.
Les enfants sont élevés de manière "rustique", pieds nus, un T shirt sur le dos, un cheval à 4 ans et la vie commence.
Oscar, notre guide, nous fait découvrir sa campagne. Dans ses yeux, la fierté transparaît.
A 23 ans, il a sa propre maison qu'il partage avec sa femme et OScar JUnior, 5 ans. Il vit de petits boulots et de grands projets tout en reprenant les études qu'il a du stopper prématurément , il est aujourd'hui en troisième secondaire.
Il raconte les fleurs de son jardin, la lumière des bogies quand vient le soir, sa maman trop tôt veuve avec ses 6 enfants en bas âge, il raconte son fils qui grandit, la culture de sa communauté, son envie de voir croître son pays sans perdre son essence.
Il raconte la révolution qui a durement frappé son campo, la hargne des plus vieux pour l'acquisition de leurs terres, le bon vivre aujourd'hui grâce aux divers progrès sociaux (la gratuité de l'école,du matériel scolaire et des soins de santé).
Il fait de nous des cavaliers et de nos niñosdes futurs cow boys.
Nous trottons à travers de mutliples paysages .
La forêt tropicale humide avec ses figuiers étrangleurs de 260 ans ( arbre parasite qui, au fur et à mesure qu'il croît, tue l'arbre hôte)..
Le quadrillage des champs : caféiers, des plans de maïs, de choux et de pommes de terre.
Le spectacle lugubre laissé par des arbres sans feuilles envahis de broméliacées que l'on surnomme ici "arbol a barba vieja"(arbre à la barbe vieille) comme si tous les vieux d'ici s'étaient appliqués à garnir les branches de leur chevelure grise ( d'autres diront " ce sont les cheveux de papa qui sont sur les arbres").
La cascade qui laisse s'écouler l'eau fraîche dans les piscines naturelles .
Les troupeaux de vaches , aux premières lueurs du jour, sous un brouillard épais et froid, comme si cette campagne tardait à se dévoiler.
Loin de connaître tous les secrets del campo, nous reprenons la route amassant un peu plus de poussière, frottons ici ou là l'arrière train dans les ornières et prenons le nord comme visée.
Une piste de 25 km, quelques kilos de poussière dans le pipingcar et nous prenons de plein fouet la quiétude del campo (de la campagne).
Ici, c'est l'huile de coude : lever à l'aurore, respirer et vivre la terre.
La communauté de Miraflor, 2000 âmes menant une vie rude, sans électricité et sans eau courante.
Les enfants sont élevés de manière "rustique", pieds nus, un T shirt sur le dos, un cheval à 4 ans et la vie commence.
Oscar, notre guide, nous fait découvrir sa campagne. Dans ses yeux, la fierté transparaît.
A 23 ans, il a sa propre maison qu'il partage avec sa femme et OScar JUnior, 5 ans. Il vit de petits boulots et de grands projets tout en reprenant les études qu'il a du stopper prématurément , il est aujourd'hui en troisième secondaire.
Il raconte les fleurs de son jardin, la lumière des bogies quand vient le soir, sa maman trop tôt veuve avec ses 6 enfants en bas âge, il raconte son fils qui grandit, la culture de sa communauté, son envie de voir croître son pays sans perdre son essence.
Il raconte la révolution qui a durement frappé son campo, la hargne des plus vieux pour l'acquisition de leurs terres, le bon vivre aujourd'hui grâce aux divers progrès sociaux (la gratuité de l'école,du matériel scolaire et des soins de santé).
Il fait de nous des cavaliers et de nos niñosdes futurs cow boys.
Nous trottons à travers de mutliples paysages .
La forêt tropicale humide avec ses figuiers étrangleurs de 260 ans ( arbre parasite qui, au fur et à mesure qu'il croît, tue l'arbre hôte)..
Le quadrillage des champs : caféiers, des plans de maïs, de choux et de pommes de terre.
Le spectacle lugubre laissé par des arbres sans feuilles envahis de broméliacées que l'on surnomme ici "arbol a barba vieja"(arbre à la barbe vieille) comme si tous les vieux d'ici s'étaient appliqués à garnir les branches de leur chevelure grise ( d'autres diront " ce sont les cheveux de papa qui sont sur les arbres").
La cascade qui laisse s'écouler l'eau fraîche dans les piscines naturelles .
Les troupeaux de vaches , aux premières lueurs du jour, sous un brouillard épais et froid, comme si cette campagne tardait à se dévoiler.
Loin de connaître tous les secrets del campo, nous reprenons la route amassant un peu plus de poussière, frottons ici ou là l'arrière train dans les ornières et prenons le nord comme visée.
samedi 22 janvier 2011
Nous quittons Juquilillo , les sourires des enfants (une petite fille donnera à la croquette une de ses robes comme cadeau d'adieu),les cabanas faites de tôles, de bois et de bâches, les bateaux de pêcheurs et l'Océan Pacifique.
Direction la montagne : la route sinueuse traverse de vastes paysages, des chaînes de volcans encerclent les plaines ( 28 volcans et 8 lacs de cratères jalonnent le pays), les terres regorgent de multiples plantations, tout cela sous un soleil de plomb, un ciel bleu azur parsemé de quelques nuages aux formes féériques.
Ensuite, l'atmosphère aride fait place à des terres plus fertiles, des dégradés de vert envahissent le paysage.
Nous traversons quelques petites villes: petits tours en carrousel, comedors et refrescos ( 6 € pour nous 4).
Enfin, la montagne
Direction la montagne : la route sinueuse traverse de vastes paysages, des chaînes de volcans encerclent les plaines ( 28 volcans et 8 lacs de cratères jalonnent le pays), les terres regorgent de multiples plantations, tout cela sous un soleil de plomb, un ciel bleu azur parsemé de quelques nuages aux formes féériques.
Ensuite, l'atmosphère aride fait place à des terres plus fertiles, des dégradés de vert envahissent le paysage.
Nous traversons quelques petites villes: petits tours en carrousel, comedors et refrescos ( 6 € pour nous 4).
Enfin, la montagne
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